09 juin 2009

Couleurs du jour...

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Puisque le soleil fait son

capricieux aujourd'hui,

un petit mailart couleurs

tout frais de ce matin

pour le motiver...

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07 juin 2009

Un dimanche en Bretagne...

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Saucisses bretonnes grillées, quelques cousins à l'accent chantant, quelques bouteilles de leur vin familial, de la bonne musique, et une tarte aux fraises...

Alors, elle est pas belle, la vie ?!

Merci CHARLOTTE !!!

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05 juin 2009

Fleurs bizarres...

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Etrangeté des fleurs de la passiflore...Elle commence à couvrir notre mur, et apprécie fortement le soleil de Bretagne...

Ben, quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit !?

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03 juin 2009

Kicéça....

...dans le coin de ma fenêtre de chambre, depuis 15 jours ?!....

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Tous les matins, j'ai peur de les déranger en ouvrant mes volets, peur de nettoyer mes fenêtres et d'abimer leur nouvelle "maison"... Faire tout doucement, pour ne pas faire fuir les nouvelles colonies d'hirondelles, qui, à force de se faire chasser des autres toitures du bourg, viennent où elles peuvent sur notre maison !! 4 nouveaux nids, cette année, le record !! Nous "logeons" maintenant 7 foyers de demoiselles noires et blanches, dont 2 de cheminée !!

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Avec une petite aquarelle pour les demoiselles !!!

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Puis revue et corrigée en mailart...

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01 juin 2009

Le joli mois de Juin...

...est revenu !!!

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27 mai 2009

Couleurs, couleurs !!!

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Après le grand succès familial de mon dernier essai culinaire d'hier, je propose de vous en faire profiter... Un essai haut en couleurs, fort simple à faire, et plus que frais dès qu'il fait beau...Malgré tout le respect que je leur dois, les 3 bigoudènes de "PIRATES!" peuvent se rhabiller...Vous avez trouvé ?!

Oui, un taboulé, tout simplement ! Un vrai délice qui illumine notre assiette !

Ingrédients :

Tomates, poivrons rouges et verts, cornichons, oignons, échalottes, une pointe d'ail, menthe fraîche, persil, ciboulette, basilic, thym et romarin, le tout émincé très petit dans le jus des citrons et l'huile d'olive...avec sel et poivre, bien sûr ! Verser la semoule, mais pas n'importe laquelle !! La semoule extra-fine, voilà mon "truc"...beaucoup plus fine, le taboulé en est beaucoup plus léger et digeste ! Au frais quelques heures, et le tour est joué !!!

Décidément, plus de pizza, de kouign-aman, de taboulé, de gateau breton, de paëlla, de crêpes ou galettes industriels dans cette maison !!  Mes 3 hommes ne veulent plus en entendre parler !!

On progresse...!!! Mmmmm, et vous...?!

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16 mars 2009

SOUVENIRS...


Avant-propos

 

 

Ce journal de bord me tenait

 

beaucoup à cœur ; pensez donc,

 

partir aux antipodes, tout laisser,

 

parents, maison, amis…Pour tous ceux-là,

 

il me fallait garder une « trace »

 

de cette opportunité de découvrir

 

un nouveau monde !

 

C’est donc avec une avide curiosité

 

infantile que je l’ai commencé.

 

 

 

 

 

2 ans plus tard, je l’achevais avec

 

beaucoup de respect et d’émotion…

 

Partis à 3, revenus à 4,

 

avec un deuxième enfant, Pierre Tamatoa,

 

je crois pouvoir dire que nous avons passé

 

là-bas une partie de nos plus belles années.

 

2 années de vie normale et simple,

 

au fond, mais où, à l’image des Tropiques,

 

tout prend des proportions beaucoup plus

 

importantes : que ce soit la végétation,

 

les couleurs, la langueur, ou bien

 

le sens de la fête et la simplicité

 

si reposante du polynésien,

 

Tout surprend et charme à la fois

 

le « popa (le blanc)»…

 

qui ne sait plus vraiment s’enrichir

 

de ces petites choses…

 

Les difficultés de la vie sont moins

 

« entêtantes » qu’en métropole,

 

on les relativise bien plus …

 

Mais tout n’est pas si simple au soleil :

 

attention de ne pas manquer de sérieux

 

face aux choses graves !

 

Tout n’est pas que facilité ! Certes,

 

« la misère est moins pénible au soleil »,

 

mais ce séjour en Polynésie ne fut

 

pas tant des vacances qu’une grande

 

et belle leçon de vie, au contact

 

de cette civilisation

et de son jardin d’Eden…

 

 

 

 

 

 

 

 

Polynésie :

 

pastel de Bora Bora

 

 

TEXTES ET ILLUSTRATIONS D ' ANNE KERAUDREN

 

CARNET

DE

VOYAGE

EN

POLYNESIE

 

Vivre à Tahiti …

 

 

 

Journal de bord d’un séjour

de deux ans en Polynésie

Août 2000 – Août 2002

 

CHRONIQUE D’UN « VOYAGE SEREIN *»

ou MON PREMIER VOL EN AVION

(*dixit le dépliant de la compagnie aérienne…)

 

Le départ…

 

Patrick est parti depuis 15 jours déjà.

Je me prépare au voyage, chez Papa, à Brest,

pointe les bagages, les pèse et repèse 40 fois,

n’ayant droit pour Erwan (notre fils aîné de 15 mois)

à aucun sac, ni en soute ni en cabine…

Les compagnies aériennes n’étant pas vraiment

philanthropes et encore moins familiales,

je dois me débrouiller pour avoir tout ce qu’il faut

pour le petit pour ces 24 heures à portée de main,

donc en mettant tout cela sur mes bagages,

ce qui ne laisse pas de place pour mes propres affaires !

 

Nous partons en train avec Papa pour Paris,

chez La Grand-mère qui nous prête son appartement

pour la veille du départ ; je laisse Papa se reposer

un peu et file à Balard avec la poussette, par le métro,

pour y réceptionner nos billets d’avion,

car Erwan a 1 billet ! Si, si ! L’armée a payé près de 4000 Frs,

la moitié d’un billet adulte, mais il ne peut rien emporter

pour le voyage et n’aura pas de siège dans l’avion !!

J’apprends qu’il aura quand même des repas bébé !!

A Balard, la base de l'Armée de l'Air, c’est le 15 août,

donc il n’y a presque personne dans les couloirs…

Je trouve enfin l’étage et le couloir désirés,

et vois par une baie vitrée 2 personnes à qui je vais

demander mon chemin, pas le temps, l’adjudant présent

nous voit et tonne par la porte :  

-Tiens, voilà les Kéké !!

Je reste légèrement saisie… Ciel, mon mari est connu

comme le loup blanc ici aussi !!!

La petite sergent me rassure et ils nous saluent,

en expliquant que le Kéké « a signé » le petit

bonhomme dans la poussette, c’est clair

comme de l’eau de roche !! Je réceptionne nos billets,

et repars rue de ma Grand-Mère.

Puis nous partons à Orly, pour un décollage prévu à 19 h 00…

C’est là que les choses se compliquent….

Nous faisons la queue pour enregistrer nos bagages,

2 à 3 heures d’attente, pendant que Papa fait

des allers-retours dans le grand hall avec la poussette

en chantant d'inombrables souris vertes

à son petit fils qui voudrait bien sortir de là

J’apprend, quand c’est mon tour, que notre avion

a un problème technique ; ils prennent nos bagages,

mais on ne décolle pas ce soir et devons revenir

le lendemain matin pour décoller à 11 h 00…

MAIS ! qu’en dédommagement, on peut être

indemnisés de 1000 Frs chacun…

à condition de refaire la queue…… « là-bas » !!!

Et je vois une file interminable encore !!!

Je m’y colle, en me disant qu’on mérite ces 2000 Frs,

y a pas de raison, que je suis coriace, et que ça servira !!

Papa redouble de patience, j’admire,

puis nos sous en poche, nous rentrons pour une nuit

supplémentaire sur Paris. Pointage des packs

de lait pour les biberons du voyage

qu’on commence à entamer, mince, je descends

chez l’arabe du coin, qui me reconnaît 3 ans après,

et me salue, lui prends des réserves,

je me méfie des promesses de la compagnie aérienne

pour les repas bébé, Erwan a 15 moins, pas 6 !

Il mange le bougre ! je prend donc plus de lait que prévu…

La nuit, Erwan se réveille en pleurs, hurle de douleur

avec grosse fièvre, j’angoisse de réveiller les voisins âgés,

je sais qu’il y en a, et  découvre que le petit perce

sa 1ère prémolaire, ça tombe pas trop bien

mais faut faire avec ! Câlins, berçages,

massages des gencives, je profite d’une « accalmie sonore »

pour téléphoner à Patrick puisque c’est la journée là-bas…

manque de chance personne ne décroche

dans son bureau, même après plusieurs tentatives…

Ce que j’ignore encore, ne maîtrisant pas

tout à fait le décalage horaire, c’est que c’est

le 15 août là-bas aussi, donc personne ne travaille !

 

Le Vol…

 

Au petit matin, re-départ pour Orly, Papa nous poste

pour de bon cette fois, et nous voilà partis,

tous un peu naze faut l’avouer ! On me laisse la poussette

jusqu’à bord, c’est assez cool, et on s’installe,

place de gauche de la rangée du milieu,

avec une hôtesse très gentille qui nous cocoone !

  Décollage calme, un peu écrasés au siège :

et oui, nous avons le même siège, Erwan et moi !

Je comprend soudain pourquoi l’Armée a payé 4000 Frs :

pour un morceau de ceinture de 50 cm de long,

qui se raccorde à la mienne, ne laissant au petit que 10 cm

devant son nez face au siège de devant….

« ça c’est de la sécurité !!! je devine que cette somme

sert à l’assurance….sont gonflés !!! voudrais les y voir !!! » …

Et encore, je n’ai rien vu, justement !!!

L’hôtesse déplace aimablement mon voisin de droite,

pour qu’Erwan s’étale un peu, après le décollage.

Les heures passent, Erwan ne veut pas dormir,

je le fais marcher un peu, tente de le garder

« silencieux » pour ceux qui dorment,

et découvre les repas bébé promis par la compagnie….

C’était bien la peine que je les appelle 4 fois avant le départ

pour leur rappeler son âge, donc son appétit… !

On m’apporte un petit pot de carotte de 120 gr

en guise de repas pour lui !! Il frétille en voyant

mon plateau repas, dédaignant royalement son petit pot !

Je m’en doutais un peu, mais j’avais fait confiance à AOM…

Ben, j’aurais pas dû !!!

 

 

Me voilà privée de repas, je ne vais pas manger devant lui

et le laisser crier famine ! Reste que j’avais prévu

tous les biberons des petits déjeuners, et heureusement !!!

Ca faisait lourd dans le sac de cabine, toutes ces briques

de lait blédina, avec les couches et tenues de rechange,

en passant par les biscuits pour les dents

et les jouets pour passer le temps…

Bref, le voyage jusqu’à Los Angeles est long,

fatiguant, insomniaque, mais je ne me plains pas trop

car j’ai 2 places et l’hôtesse me relaie de temps

en temps pour que je me dégourdisse un peu le dos

et les jambes ! Une jeune femme derrière moi

se propose également, elle s’appelle Karine,

elle va aussi rejoindre son mari sur la même base,

on s’est vues la veille du départ, dans l’aéroport…

Par ailleurs, je réalise que je vis quelque chose

d’assez peu ordinaire : la météo est magnifique

et nous « courons » après le coucher du soleil,

vers le sud ouest, avec une vue splendide

sur la grande bleue ! Survoler l’Angleterre

m’indiffère un peu, de toute façon on ne voit rien,

mais passé l’Irlande, on va admirer des icebergs

« minuscules » et lumineux, puis l’océan et le Canada

en diagonale, les Etats-Unis avec des champs immenses,

de grands carrés colorés ocres puis verts ou bruns,

le grand canyon, rivière minuscule dans un décor

gigantesque, que c’est beau ! Nous volons si haut

qu’on dirait des photos satellites ! J’en perds

mon souffle, heureusement Erwan me rappelle à son

bon souvenir régulièrement….

Nous arrivons aux « States », avec soulagement,

on va sortir un peu !!! Mon 1er atterrissage, il fait 30°,

et il est 15 h 00 locales. On va sortir par des ponts

couloirs climatisés, mais on ne me rend pas la poussette

qui est partie en soute, et nous devons prendre

tous nos sacs de  cabine, en cas de vols pendant

le ménage de l’escale… Me voilà à charger le sac en vrac,

le petit sur 1 bras, le sac sur l’autre et je sors la 1ère,

les mamans d’abord, me faisant doubler par tout le monde

rapidement vu les poids sur les bras…

des couloirs interminables, où j’essaie de ne pas perdre

de vue les passagers voisins, car je ne comprend pas

grand chose aux voix des hauts parleurs, foutu accent amerlock !   

Des tapis roulants maintenant, comme à Montparnasse,

mais en 3 fois plus longs, où les gens marchent et vite,

alors qu’Erwan décide qu’il est fatigué et ne veut

plus avancer, mon sac me scie l’épaule, et je vais perdre

les autres de vue, avance Erwan, allez, il repart

dans le mauvais sens, je suis fatiguée, je le rattrape,

il râle en faisant des vocalises disgracieuses

et se tortille, je m’excuse du regard auprès de ceux

qui me doublent, il est claqué aussi, le pauvre,

ça fait bientôt 48 heures qu’il n’a pas dormi…

moi non plus d’ailleurs….

Mais qu’eeeest-ce queuu j’ fouuus lààààà… .

 

On arrive enfin devant une porte vitrée,

et devant, une femme de 45 ans, en uniforme

genre serveuse de bar texan comme dans les films,

en blanc et liseré rouge, pantalon mal coupé blanc

pas trop à son avantage, blonde platine en carré long,

décolorée c’est flagrant, mais d’un regard froid

et creux qui me glace un peu… ça tombe bien

avec la suée que je viens de prendre, j’apprécie

déjà juste le fait que quelqu’un me regarde,

se penche sur moi !!! Pas de bol, aucune compassion

de sa part, juste un « tickets, now ! » même pas « please »,

rien, juste sa froideur et ses bras croisés… Ben, me..de,

j’ai chargé le sac en vrac, et les billets oui,

mais les tickets d’embarquement , beeennn….

doivent être au fond du sac…Erwan veut partir courir,

je ne le lâche pas, tout en fouillant d’une main,

il me tire sur l’autre bras pendant que je vide la moitié

du sac au pied de la plantonne, qui ne décroise pas les bras,

et répète ses 2 mots comme si elle ne connaissait que ceux-là ;

je trouve le mien, mais celui d’Erwan est planqué

quelque part, et pas là où je cherche…Erwan tire, se tord,

commence à crier, je renverse mes affaires, me fais mal,

les larmes me montent et je demande à la femme

de me tenir le petit le temps de…elle ne bouge pas

et répète encore son p…in de « tickets, now » …

Là je pleure quasiment, coince le petit sous mon coude,

tant pis s’il hurle à la mort, m’en fous, elle a qu’à m’aider

cette c…e, c’est vrai quoi, sont vraiment inhumains ces américains,

ça les étoufferaient de tendre la main à un autre

qu’un pu…n d’amerlock, tout ça à haute voix puisqu’elle me

laisse entendre qu’elle ne comprend pas le français….

 

 

A ma volée de gros mots, elle verdit, et je comprend

qu’elle comprend….bien fait, faut jamais mentir !!!

Mais qu’eeeest-ce queuu j’ fouuus lààààà… .

Merci mon Dieu, je trouve enfin le dernier ticket,

le lui balance, puis rentre dans la salle de transit

la dernière, épuisée, pendant que le gorille platine

nous enferme à clef dans sa cage de verre…

 

J’y retrouve les passagers, découvre des WC,

des rangées de fauteuils plastiques inconfortables,

et HO ! un duty free, chouette ! je vais dépenser

mes 2000 Frs, ça va me soulager les nerfs et le portefeuille !

Je commence par tenter un brin de toilette pour Erwan,

cherchant un lavabo, et ne trouve que des cuvettes

avec un jet montant, « pour l’hygiène » y parait !!

A par lui laver les fesses, je ne vais pas pouvoir

faire grand-chose, et pour boire comme eux

je m’arrose le décolleté ! Gagné ! Nul, ce pays, ça se confirme !

Je nourrit le petit, et repère ensuite

quelques bons whiskies au duty free ;

je sors mes billets français, ah non, on ne prend

que les dollars, sorry ! qu’à cela ne tienne je sors

la carte bleue, et non !! elle n’est pas internationale !!

J’enrage, ne trouve personne pour échanger dollars

contre francs, forcément, et vais m’asseoir

avec une sale rancœur au fond de la bouche….

quel sale goût, ce pays ! ….vivement qu’on s’casse !

 

2 heures après notre arrivée en salle de transit,

on repart, mêmes couloirs et mêmes tapis, ou presque,

et mêmes places dans l’avion ! OUF, un truc de familier !

Le problème pour moi est qu’on embarque aussi

des passagers supplémentaires, Erwan manque de

se faire assommer par un ado américain,

enfin par son surf qu’il ne veut pas mettre en soute

et trimbale dans l’allée entre les sièges…

« Notre » siège de droite est attribué à quelqu’un,

pas de chance, les 12 prochaines heures seront

sur un siège pour deux…. Nettement plus serrés,

je tente d’installer Erwan au mieux sur mes genoux,

le re-dope à l’homéopathie sans grand espoir d’efficacité,

et prie pour qu’il s’endorme…

 

Il ne dormira  pas beaucoup sur ces 22 heures

de vol, râle beaucoup, met des coups de poing

devant et des coups de pieds sur le voisin

qui dort un peu, lui, quel bol il a… Une hôtesse

m’impose de mettre la ceinture d’Erwan

à chaques turbulences…donc gesticulations et cris…

Celui-ci pille mes plateaux repas sans vergogne,

boudant toujours les petits pots, et la douce hôtesse

qui n’est plus là… !

J’aperçois un peu la cordillère des Andes,

et découvre qu’Erwan s’endort presque dans mes bras,

pourvu que ça dur ! Karine me propose en passant

de me relayer, je décline gentiment, puisqu’il dort,

je ne veux pas bouger…

Des turbulences encore, et le dragon revient

à la charge pour son bout de ceinture :

cette fois je l’envoie paître, poliment mais clairement,

la sommant de rendormir le petit si ça le réveille,

et vu le brin qu’il a mis depuis le départ, elle abandonne

et nous laisse enfin en paix…

Il gémit dans son sommeil, mais « dort » près de 4 heures,

dans le noir, les hôtesses ayant mis des films sur

le grand écran, j’arrive même à attraper mes écouteurs !

Quelques heures de pause… avec les bras en compote !!!

Un chariot de boissons bouscule mon coude,

je n’arrive pas à éviter le réveil d’Erwan, mais

il ne reste plus que 2 heures de vol, courage…

 

Le micro du pilote nous annonce enfin qu’on va arriver

à Tahiti, il est 20 h 00 heure locale, 8 h 00 du matin

pour mon cerveau, et je n’ai pas dormi depuis 3 jours !!!

Le temps d’un léger décrassage dans les toilettes

de l’avion avec le petit, je le change et le lave,

et me prépare à l’arrivée. La descente s’amorce

et je me surprends à murmurer au petit ceinturé hurlant

qu’on va voir Papa, que c’est Fini ! On arrive enfin !

et les larmes me coulent des yeux, en gros sanglots contenus

dans les bouclettes de mon fils….l’émotion d’en voir enfin le bout….

Voilà, on pose les roues, on sort enfin, les premiers encore,

il fait nuit, les bagages à récupérer, j’ai trouvé un chariot,

pose Erwan dans le panier les genoux remontés dans le cou,

je prend nos valises, et nous sortons enfin…….

 

16 août 2000

Arrivée à l’aéroport de Tahiti-Fa’aa, avec Erwan

notre fils, exténués… 22 heures d’un voyage long

et très pénible pour nous deux !

Accueillis par Patrick et quelques uns de ses collègues,

à 21 h 00.

On en oublie la poussette sur le tapis des bagages,

Patrick passe devant les douaniers qui ne bronchent pas,

et ressort avec !!

Même très fatigués, on est bien récompensé

par les délicieux colliers de fleurs fraîches de tiaré ,

très parfumées, qu’on nous passe autour du cou !

 



Fleur et bouton de tiaré . gouache

Arrivés de nuit, nous n’avons pas vu grand-chose

du paysage ; nous logeons pour 8 jours à peine

dans un joli faré (maison) temporaire, à Iorana Villa,

à pk6 environ, sur la route de Punauuia, sur la côte ouest.

 

Ici, pas de nom de rue ou de route ni de N° ,

sauf en ville à Papeete : des points kilométriques (pk)

partent de Papeete, soit vers l’est, soit vers l’ouest,

et pour plus de précision, on dit « côté mer »

ou « côté montagne »… de toute façon, les seules routes

font le tour de l’île principale (Tahiti Nui),

et celle-ci fait environ 60 km nord-sud…

 

 

Notre petite maison est typique, avec un toit

de palmes Niaou, (cocotier), qui conserve bien la fraîcheur,

avec un jardin de terre battue et d’arbres tropicaux,

des Tipanié (frangipanier),


Branche de tipanié  blanc                   Fleur de tipanié blanc

 

   
orangers, cocotier, bananiers…. et quelques

arbustes aux fleurs dépaysantes…

Une végétation luxuriante et très colorée !

Voilà mon premier aperçu, le premier matin !

J’ai hâte d’en voir plus sur l’île !

Ca va me plaire, je crois…

 

 

Une flopée de poules sauvages va nous tenir

compagnie…Elles se nourrissent de quelques miettes

des goûters du petit et de diverses bestioles

que je ne cherche pas trop à découvrir…

genre cafards ( AAAAAHHHHHH !!! )tropicaux

de 5 cm de long…!!! le jardin est un vrai terrain

de jeu pour Erwan, pendant des heures,

il en revient sale comme un…. !

et prend 2 à 3 douches par jour !

 

Mardi 22 août 2000

 

Nous intégrons enfin notre faré définitif !  à Fa’aa.

Déballage des cartons…

Patrick prend sa journée pour m’aider.

Le toit est fait de tôle, mais l’intérieur est

refait à neuf (d’où le retard) ! Les murs sont blancs,

les tissus du salon à dominante ocre, les fenêtres

équipées de moustiquaires, et pas de volets !

Meubles en pin clairs…ça me plait !

 

Le jardin est dans le même genre que

celui du premier faré, très tropical,

mais avec cette fois un semblant de gazon,

du chiendent en réalité, qui rampe au ras

du sol en formant de drôles d’étoiles vertes…

La terre est volcanique donc très noire…

donc très fertile ! Y a qu’à regarder autour de soi !

Je projette donc un petit potager derrière la maison…

J’avais emporté quelques graines !

 

Jeudi 24 août 2000

 

Je me pose un peu, et prend le temps d’écrire

à la famille, aux amis proches…tant de choses à raconter,

et je ne sais par quoi commencer !

 

 

Tout est si différent ici, qu’il est dur de

rendre cette impression de dépaysement si forte

à ceux qui n’ont jamais vu les tropiques…

J’ai bien fait de faire un journal illustré !

 

Dès le réveil de la sieste, Erwan va jouer au jardin,

explore cette jungle idéale, quoiqu’un peu vaste à son goût…

 


 

La haie du jardin est composée d’hibiscus rouges,

très rustiques ici…Ils sont taillés à la machette

par les locaux sans états d’âmes, tout comme

les lauriers roses ou autres plantes plutôt fragiles chez nous…

Je pense à ma tante Anne Marie et son laurier rose

qu’elle rentre tous les hivers….et au mien ici,

devant la maison, qui dépasse le toit ,

et que j’ai raccourci sur un coup de colère à force

de me prendre ses branches

dans la figure sur la terrasse…

 

 

Samedi 26 août 2000

Nous recevons les voisins et amis pour les remercier

tous de leurs aides à notre arrivée,

dépannages en tous genres , même garde-meuble,

en plein le salon du chef de Patrick,

le temps d’avoir notre maison définitive…Merci à tous !

Menu mi-local, mi-français, avec salade de fruits au dessert,

histoire de découvrir ce qu’offre ce pays…

salade dans une pastèque, avec un petit lampion chinois

pour décorer…. effet garanti, mais qu’est-ce que

c’est long à épépiner, une pastèque !!!

 

 

Dimanche 27 août 2000

 

Journée qui commence plutôt calmement,

avec temps gris… Visite de l’île côté est de Papeete,

où nous tentons en vain de trouver le Belvédère,

point de vue incontournable de l’île pour les touristes

qui se respectent...pas nous…Nous grimpons quand même

à flan de montagne, au milieu de très belles résidences,

d’où le paysage est magnifique : Mooréa, les barrières

de corail, les passes, la mer à l’infini… C’est vertigineux,

et plus beau que les cartes postales !!!

J’en oublie presque ma peur du vide…

En redescendant, nous passons chez des amis,

qui nous invitent à dîner, pour nous présenter

des connaissances interposées, les Michels…

 

  ...suite très prochainement...

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15 mars 2009

Aujourd'hui : soleil !!!



J'en ai de la chance....

On a beau courir partout tout le temps dans la vie, il y  a quand même des moments de soleil, où on respire un coup, où on n'est pas forcément en retard à devoir pousser les enfants, où les choses se déroulent bien pour une fois sans contretemps, où les vendeuses vous sourient et ont " mais oui Madame, "tout ce qu'il nous faut, des jours où on a eut le temps de presque tout faire, où il n'y a plus que 2 semaines jours de repassage en retard et on a même réussi à faire le ménage, les courses, le bricolage en retard et sortir le chien du voisin qui a la jambe dans le plâtre...
Aujourd'hui, ce moment c'était devant mon amaryllis qui m'a souri ce matin...
Et en plus il fait beau...

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